30 mars 2009
Et 1, et 2, et 3, zéro...
Non, non, nous n'avons pas joué au foot, mais à la belote avec Franck et Corinne, et c'est le résultat que les zhoms nous ont infligés (je ne sais pas, par quel miracle d'ailleurs...). Donc la journée de dimanche a été consacrée aux jeux de sociétés : monopoly pour les 5 enfants et cartes pour les 4 adultes. Cela faisait un moment que je n'avais plus joué aux cartes (en fait depuis le départ de Nicole, Jean-Pierre et Maman) et c'était vraiment super sympa, la revanche est même prévue samedi prochain.
Mais je ne vous ai pas dit pourquoi ils étaient là, en fait vendredi dernier Alexandre leur fils ainé a passé le cap des 14 ans ! Ils sont donc venus avec un superbe gâteau (ganache chocolat, mousse au café et mousse cassis-framboise) afin de fêter dignement cette étape. Le reste du repas était tout aussi sympa, avec un poulet basquaise délicieux (petite précision pour ceux qui penseraient que les miracles existent sur terre : c'est Franck qui a tout cuisiné et pas moi !). Bon nous remettons ça samedi prochain chez eux, et ce coup-ci, ça sera pour les 14 ans de... Sébastien !
PS : pour les photos, comme d'habitude c'est mon chéri qui va s'en occuper...







25 mars 2009
Une journée bien remplie
Comme vous l'avez peut-être remarqué, ça fait un petit moment que je n'ai pas écrit sur le blog. En fait, je me suis retrouvée dans une situtation où je n'avais rien à faire (ce qui semble plutôt paradoxal je l'admets). Le probléme lorsque je m'ennuie, c'est que je n'ai aucune motivation pour faire quelque chose, je me sens vide (je ne parle pas de la cuisine et du ménage bien sûr). Donc là j'attendais la note de mon dernier devoir de psycho (ce qui a tendance à me stresser à chaque fois), le cours et le devoir suivant, ainsi que des documents pour un autre projet. Tous les jours je guettais la factrice comme si ma vie en dépendait (heureusement je lui avais expliqué pourquoi...). Donc tous les matins, depuis 15 jours, j'attends son passage avec impatience, et tout est arrivé hier alors que je n'étais pas là évidemment (autrement ce n'est pas drôle).
En effet un élève de la classe de Sébastien a volé le téléphone portable de leur professeur de sport, donc tous les parents étaient convoqué à 8 heures du matin. Malheureusement il n' y avait, en tout et pour tout qu'une dizaine de parents sur une classe de 22 élèves : ils ont donné au "coupable" jusqu'à vendredi pour ramener le téléphone ou venir se dénoncer, autrement ce sera punition collective (perso j'ai des doutes sur le résultat positif de la démarche, mais bon...). Comme nous n'avons toujours pas de moyens de locomotion, que le collége est à 45 minutes de marche, et que je suis parfois du genre opportuniste, nous en avons profité pour discuter un peu avec la CPE, avec la prof d'anglais de Seb, et nous sommes rentrés à la maison en passant entre les gouttes. Et c'est là que j'ai retrouvé tout le courrier que j'attendais, qu'heureusement ma voisine avait pris, car il ne rentrait pas dans la boîte aux lettres (je crois que si j'avais trouvé un petit papier me disant de le récuperer à la poste, ç'aurait été le drame existentiel grave...). Finalement, tout est arrivé en même temps et j'ai du boulot pour au moins 2 mois (sourire).
Mais la journée ne faisait que commencer, car Christelle et son asticot (voir le blog de chouchou) sont arrivés, avec plein de bons gâteaux pour le dessert. Comme il faisait un peu gris nous ne sommes pas allés à la plage, mais nous avons discuté, discuté, discuté (bon nous en avons quand même profité pour boire l'apéro et déjeuner), ensuite Valé est arrivé (vous connaissez son blog depuis le temps) et nous avons discuté, discuté, discuté... Enzo et Swan s'entendent comme larrons en foire (les chats en ont fait les frais d'ailleurs), et même s'il y eu quelques petites chamailleries (histoires de tétines et de doudous) ils se sont trés bien amusés : de véritables petits anges. Mais bon, ce n'est peut-être pas le point de vue des matous, c'est juste le mien...
En tout cas, je vous le dis (et le zhom avec moi), il faudra recommencer...



Tout le monde est rentré de l'école !




Aujourd'hui, je vais me mettre au boulot, en sachant que les garçons mangent chez Valé. Il faut dire qu'elle les achéte avec sa cuisine, puisque ses repas "simples" à elle correspondent à mes repas "perfectionnés" à moi (dixit mes ados que j'adore). De toute façons je m'en fiche, car les siens adooorent (expression préférée d'India) mes pâtes-gruyére-ketchup. Na !!!!
22 mars 2009
Avis de décès, à méditer
Aujourd’hui nous déplorons le décès d’un ami très cher qui se nommait “Bon Sens” et qui a vécu parmi nous pendant de longues années.
Personne ne connaît exactement son âge, car les registres de naissance ont été perdus il y a bien longtemps dans les méandres de la bureaucratie.
On se souvient de lui pour des leçons de vie, comme “La journée appartient à celui qui se lève tôt “, “Il ne faut pas tout attendre des autres” et “Ce qui arrive est peut-être de MA faute”.
”Bon Sens” vivait avec des règles simples et pratiques, comme : “Ne pas dépenser plus que ce que l’on a”, et des principes éducatifs clairs, comme “Ce sont les parents, et non les enfants, qui décident “.
”Bon Sens” a perdu pied quand des parents ont attaqué des professeurs pour avoir fait leur travail en voulant apprendre aux enfants les bonnes manières et le respect. Un enseignant renvoyé, pour avoir réprimandé un élève trop excité, a encore aggravé l’état de santé de “Bon sens".
Il s’est encore plus détérioré quand les écoles ont dû demander et obtenir une autorisation parentale pour mettre un pansement sur le petit bobo d’un élève, sans pouvoir informer les parents de dangers bien plus graves encourus par l’enfant.
”Bon Sens” a perdu la volonté de survivre quand des criminels recevaient un meilleur traitement que leurs victimes. Il a encore pris des coups quand cela devint répréhensible de se défendre contre un voleur dans sa propre maison et que le voleur pouvait porter plainte pour agression.
"Bon Sens” a définitivement perdu sa foi quand une femme qui n’avait pas réalisé qu’une tasse de café bouillante était chaude, en a renversé une petite goutte sur sa jambe, et pour cela a perçu une indemnisation colossale.
La mort de "Bon Sens" a été précédée par celle de ses parents : Vérité et Confiance, de celle de sa femme Discrétion, de celle de sa fille Responsabilité ainsi que de celle de son fils Raison.
Il laisse toute la place à ses trois faux frères: “Je connais mes droits”, “C’est la faute de l’Autre” et “Je suis une victime”.
Texte trouvé sur Yahoo Actualités / Insolites.
Ils sont fous ces ricains !
Voici une liste des 10 lois les plus insolites en vigueur aux États-Unis qui régissent les comportements sexuels.
A Bakersfield en Californie, si vous prévoyez d'avoir des relations sexuelles avec Satan, vous devez utiliser des préservatifs. Il va falloir que l'on m'explique. Satan serait-il séropositif ? A moins que ce ne soit la peur de contaminer Satan et de le tuer du Sida. Car s'il n'y a plus de diable, il ne peut plus y avoir de mal sur la Terre ?
- En
Floride, il est interdit de tripoter un porc-épic. En effet ça pique et il faut être prudent.
Au Minnesota, on ne peut pas avoir de relations sexuelles avec un poisson vivant. Par contre, s'il est mort, tout est possible. Je n'ai jamais essayé avec un poisson mais ça ne doit pas être évident. Ou alors il faut un gros poisson, avec une grande bouche mais ça doit quand même faire bizarre de se faire faire une turlutte par un poison surtout s'il est mort. De plus, au vue de certaines images qui trainent sur Internet, c'est surtout les femmes qui utilisent le poisson pour se soulager ... !
A Dyersburg (Tennessee), il est interdit pour les femmes de proposer un rendez-vous galant à un homme. Et si c'est l'homme qui propose, on le traine en justice pour harcellement sexuel. Je pense que cette ville doit être peuplée de lesbiennes.
A Merryville (Missouri), les femmes ne doivent pas tenter de modifier leur tour de taille : de ce fait, les corsets sont interdits. Ca coute combien une amende pour port de corset ?
En Alabama, la vente de jouets sexuels est interdite. Pas de panique, on peut toujours acheter par Internet.
Dans l'état de Washington, il est tout à fait légal de faire l'amour avec un animal, à condition qu'il ne pèse pas plus de 18 kg. Donc je ne peux pas me faire un poney mais un chien, une poule, un lapin, le chat ... pas de problème. C'est la SPA qui va être contente !
A Washington D.C., le missionnaire est la seule position autorisée. Bon et bien maintenant je sais ou je ne déménagerai jamais. Ils doivent quand même se faire sacrément chier là-bas !
Au Colorado, il est interdit d'embrasser une femme qui dort. Heureusement que je suis en France parce que sinon je serais arrêté toutes les nuits pour viol !
Dans l'Utah, il est interdit d'avoir des relations sexuelles avec des animaux contre de l'argent. Si on paye c'est illégal mais si c'est gratuit, on peut se taper toute la ferme ! Il n'ont pas fini de bosser à la SPA.
Référence : Yahoo Actualités / Insolite.
19 mars 2009
Maintenant, c'est clair !
Les députés ont refusé de voter un amendement proposant la mise en place d'une contribution de 5% sur les gros revenus au nom de la solidarité sociale en période de crise. Maintenant, les choses sont très claires. Nous savons pour qui travaille le parlement. Ceux qui pensaient qu'il était au service du peuple en sont pour leurs frais. Les français ont voulu Sarkozy et ils l'on eu. La crise c'est que pour le peuple, les sacrifices c'est que pour le peuple, la galère c'est que pour le peuple. Les gros revenus eux sont tranquilles, ils peuvent dormir en paix. Le parlement veille sur eux.
Il est quand même intéressant de noter que la crise n'est pas venue toute seule comme ça. Elle est le résultat de la cupidité des gros revenus, qui aveuglés par leur soif de pognon n'ont pas hésiter à faire des spéculations foireuses mais très lucratives sur le coup. Eux s'en sont mis plein les poches, ils ne paieront jamais, le peuple est manifestement là pour ça et rien que ça.
Merci Monsieur le Président, merci messieurs les députés et sénateurs. En qualité de citoyen français bénéficiant donc du droit de vote, je prends acte de votre mépris, je prends acte de la façon dont vous traiter le peuple, je prends acte de votre haine ...
Amis compatriotes, la prochaine fois que l'envie
de voter Sarkozy vous prendra,
asseyez-vous et attendez qu'elle vous passe.
C'est une simple question de survie.
18 mars 2009
Tag littéraire
Comme la rédaction des articles s'est un peu ralentie depuis la quelques temps, Géraldine a eu l'idée d'un nouveau tag. Le principe est le suivant :
prendre une photo de ton marque-page
dire une petite bafouille sur son origine
mettre le lien de celui (ou celle) qui vous a taggé
tagger 3 autres personnes...

Alors ce petit marque-page, qui est aimanté afin de ne pas risquer de glisser du livre, m'a été offert par mon zhom. En effet, il en avait marre que je prenne tout ce qui me tombait sous la main pour garder les pages de mes livres (courrier, carnet de chèque, carte d'identité ou même argent...). Il a été dans une librairie et m'a acheté un vrai marque-page...
Mais, il y toujours un mais, comme je lis plusieurs livres en même temps, j'utilise donc ce super joli et plein d'amour marque-page, et en plus j'ai un ticket de caisse, et l'un des petits papiers donnés par l'auto-école pour s'entraîner au code (mais surtout ne lui dites pas, ça reste entre nous !)
Et je tagge :
17 mars 2009
Désinformation ...
A lire attentivement sur Rue89 :
http://www.rue89.com/2009/03/16/deux-policiers-des-ex-rg-dans-le-lycee-dun-jeune-blogueur
Encore une fois, pour avoir voulu faire dans le sensationnel et oublié les règles de base du métier, une journaliste a mis en péril deux adolescents dont le seul tort a été de s'intéresser au monde qui les entoure.
15 mars 2009
Projet Hadopi
Non là franchement, je ne peux plus me taire.
Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé de zapper le sujet tant il
est controversé. Mais là, face à tant de connerie, il faut bien réagir.
Je veux bien admettre que chaque camp essaye de défendre son bout de
gras mais il y a un moment ou il faut arrêter de délirer et accepter de
regarder les choses en face. Manifestement, certaines personnes au
gouvernement (et ailleurs aussi) semblent en être totalement incapable.
Qu’est ce que le projet Hadopi ?
C’est un projet de loi basé sur un rapport de Denis Olivennes, alors
PDG de la FNAC et qui consiste à instaurer une riposte graduée face aux
pirates qui téléchargent des œuvres culturelles de façon illégale.
Cette riposte serait gérée par un organisme répondant au nom d’HADOPI
(Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des
droits sur Internet). Le principe est le suivant :
Le système anti-piratage s'appuiera sur le principe de la « riposte
graduée » (deux avertissements, puis des sanctions). Repéré par
l'industrie audiovisuelle, qui scrute les réseaux, l'internaute
soupçonné de téléchargement illégal recevra tout d'abord un e-mail
d'avertissement, envoyé par son FAI mais signé par l’HADOPI. Les
sénateurs ont précisé le mécanisme en prévoyant que l'e-mail n'indique
pas la nature des contenus téléchargés. En cas de récidive dans les six
mois, l'internaute recevra un nouvel avertissement, toujours par
e-mail, mais celui-ci pourra être complété par une lettre recommandée
avec accusé-réception. Si l'internaute continue ses agissements au
cours de l'année qui suit, il sera sanctionné. Suivant la gravité des
faits, il encourra une suspension de son abonnement à Internet pour une
durée de un mois à un an (avant le vote des sénateurs, le texte
prévoyait un minimum de trois mois), « assortie de l'impossibilité de
souscrire pendant la même période un autre contrat [...] auprès de tout
opérateur ». Dans ce cas, l'internaute sera inscrit sur une « liste
noire » d'abonnés consultée par tous les FAI. Mais, avant d'en arriver
là, il pourra conclure une transaction avec l’HADOPI : s'il reconnaît
les faits et s'engage par écrit à cesser tout téléchargement illégal,
son abonnement ne sera suspendu que pendant un à trois mois maximum. Ou
alors, il pourra se voir proposer une limitation de son accès à
Internet plutôt qu'une suspension totale. L'internaute pourra également
adresser un recours auprès d'un juge s'il conteste les faits qui lui
sont reprochés.
La ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, a
présenté son projet de loi à l’assemblée nationale. Elle a déclaré «
C'est un projet ambitieux car il vise à ce que la France saisisse la
chance inédite que représente internet pour la Culture ». « Mais aussi
un projet réaliste qui ne prétend pas, bien entendu, éradiquer
complètement ce phénomène de masse que constitue le piratage des œuvres
culturelles sur internet ». La ministre a jugé "accablante" la
situation actuelle en matière de piratage. "C'est à un véritable
désastre économique et culturel que nous sommes en train d'assister"
a-t-elle dit. Le marché de la musique à chuté de 50% durant ces 5
dernières années. On estime à 450.000 téléchargements de films illégaux
par jour ce qui est autant de places en moins vendues par les cinémas.
Pourquoi une telle ampleur ?
Maintenant, essayons de comprendre pourquoi nous en sommes là. Si vous
le voulez bien, nous allons commencer par le cinéma. Prenons une
famille type, un papa, une maman et deux enfants. Ils décident d’aller
voir le dernier Disney. A Paris, la place de cinéma est à 9.40 € soit
un total de 37,60 € rien que pour le film. Si vous ajoutez
l’incontournable cornet de pop-corn vendu bien cher pour ce que c’est,
vous réalisez que la sortie vous revient à près de 50 €. On comprend
très vite qu’à ce prix là, allez au cinéma revient très cher. Les
passionnés de cinéma peuvent toujours opter pour une carte illimitée à
20 € par mois. Personnellement, c’était mon cas mais cela revient quand
même à 80 € pour la famille. Il faut pouvoir les sortir. Quand on gagne
bien sa vie (et encore) on y arrive mais tout le monde n’est pas dans
ce cas. Les petits revenus sont légions en France (et pas qu’en France
du reste). Comment font ceux qui ne peuvent pas acheter un billet à
9.50 € x 4 ou plus ? Tout le monde n’a pas un salaire de ministre. Mais
ça, Madame la Ministre semble avoir du mal à le comprendre.
Il y a pourtant un paradoxe. En France, il est interdit de vendre à
perte. Pourtant, il y a quelques années, je me souviens des opérations
18H00 à 18 F (moins de 3 €) et ces jours là, les salles étaient pleines
à craquer. Aujourd’hui encore, quand c’est la fête du cinéma, les
salles sont bondées. C’est bien la preuve que le cinéma peut avoir un
public, mais à quel prix ? C’est là que le bât blesse. Dès que le prix
devient abordable, les gens se précipitent dans les salles et les
désertent dès la promo finie. Quand nos dirigeants comprendront-ils que
le problème du piratage ne se règlera pas sans baisser le prix des
produits convoités ? Plus les prix du cinéma vont monter, plus le
piratage ira en augmentant. Le cinéma est dans une logique économique
inadaptée au marché et aux capacités technologiques du moment. Le
cinéma veut fait faire payer au citoyen son incapacité à suivre
l’évolution technique.
Et la musique ? Parlons-en ! C’est exactement la même logique que le
cinéma mais en pire. Ce n’est pas la première fois que le problème se
pose. Petit retour en arrière s’il vous plait. En 1963, Phillips met
sur le marché les premières cassettes audio en même temps que le
premier magnétophone. Très vite, ce dernier devient enregistreur et le
« bordel » commence. Les maisons de disques crient au scandale et
demande la suppression des enregistreurs. En effet, elles affirment que
les gens vont enregistrer les musiques à la radio et que les ventes
vont s’effondrer, ce sera la fin de la création ! Le même slogan
qu’aujourd’hui, il y a plus de 40 ans. La cassette a vécu, le marché ne
s’est pas écroulé, la création a continué de plus belle. Au début des
années 80, une nouvelle machine diabolique apparaît sur le marché.
C’est le lecteur CD, encore une innovation signée Phillips. Quelques
temps après, les premiers graveurs déboulent et ça repart comme en 14 !
C’est la fin du métier, la fin de la créativité, la fin de tout, il
faut interdire les graveurs. Force est de constater que la création est
toujours là, les maisons de disques aussi du reste ! Je signale au
passage que le cinéma nous a fait le même plan avec les magnétoscopes,
qui allaient tuer le cinéma et avec la télévision qui elle aussi en son
temps a été accusé de vouloir tuer le cinéma et qu’il ne fallait pas
passer de film sur le petit écran pour que les gens aillent voir les
grands écrans.
A chaque fois, nous constatons quoi ? Que suite à une inadaptation
manifeste d’une industrie face au monde dans lequel elle vit, elle crie
au massacre et cherche à stopper l’évolution technique plutôt que de
l’intégrer dans son schéma de vente. Pourtant cela n’est pas
impossible. Je vais vous donner un exemple mondialement connu : Apple
et Apple Store. Ce dernier vend de la musique en ligne. Cette dernière
ne peut se lire que sur les iPods et autres iPhones. Pourtant, en dépit
d’un système totalement propriétaire, Apple Store gagne beaucoup
d’argent. En dépit du prix non négligeable, les iPods et autres iPhones
se vendent comme des petits pains. On peut donc faire de gros bénéfices
et innover sans problème à condition d’être capable de se remettre en
question et de voir le monde tel qu’il est ! Apple l’a bien compris et
génère de gros profits. Les autres sont encore dans les concepts
anciens et refusent toute évolution en préfèrent rejeter la faute sur
les consommateurs qui n’ont pas les moyens de payer des prix
exorbitants. C’est tellement plus facile de rejeter la faute sur
l’autre.
Quel est le prix d’un CD audio ? Disons entre 15 et 20 €. Ne
trouvez-vous pas cela cher ? Surtout si vous ne voulez que 2 ou 3
morceaux. Sur Apple Store, le morceau coute 1 €. Vous n’êtes pas obligé
d’acheter tout un album si vous ne voulez qu’un morceau. Vous pouvez
vous faire vos compilations vous-même pour un prix très abordable.
Personnellement, il y a bien longtemps que je n’achète plus de CD.
C’est trop cher pour moi. Alors quels choix restent-ils à ceux qui
n’ont pas ou plus les moyens d’acheter de la musique ? S’en priver ou
pirater ! Et c’est là que l’hypocrisie commence !
Les FAI
Tous les FAI (Fournisseur d’Accès Internet) ont à peu près les mêmes
arguments (sauf Orange dans les DOM). Avec nous, vous aurez le
téléchargement illimité ! Voila, le mot est lâché. Sans limite mais à
condition de payer ! Elle est bien bonne celle là. Parce ce pour ce qui
est de payer, on paye déjà pour les droits d’auteurs.
- Quand vous achetez un disque dur externe, vous payez une taxe pour les droits d’auteurs
- Quand vous achetez un téléphone portable qui a la fonction baladeur, vous payez
- Quand vous achetez des CD ou des DVD vierges vous payez
- Quand vous achetez une clé USB, vous payez
- Quand vous achetez un ordinateur, vous payez
La liste s’allonge chaque mois un peu plus. A terme, touts les supports numériques seront taxés. Comme vous le voyez, les droits d’auteurs sont partout. Mais là encore, il y a un problème. La plupart des musiques ont des DRM. C'est-à-dire des systèmes anti-copie. Hors en droit français, il existe la possibilité de faire une copie dite « privée ». Avec les DRM, vous ne pouvez pas faire cette copie. Ainsi, un CD ou une musique achetée en ligne ne pourra pas être écouté sur tous les supports de la maison. Fini le temps ou un morceau acheté pouvait être écouté sur la chaine, dans la voiture, dans la maison de campagne, sur le baladeur, le votre ou celui des enfants, sauf si vous piratez ! Un jour j’ai acheté une CD de Placebo. Quand j’ai voulu le convertir en MP3 pour le mettre sur mon baladeur, je me suis fait jeter. Résultat, je n’ai plus jamais acheté d’album de Placebo. Qui est le perdant dans l’histoire ? Pour mettre mon album acheté légalement sur mon baladeur, j’ai été obligé de télécharger une version piratée, un comble ! J’ai payez près de 15 € (prix du CD de Placébo) pour en arriver à ce triste résultat. J’aurai piraté dès le départ, cela aurait été plus simple. Et je ne parle pas des CD qui ne passent même pas sur les chaines Hi-fi qui n’ont pas la décence d’être récentes. Mais ça, c’est une chose que les « majors » refusent de comprendre. Tout ce qu’elles voient, c’est que leurs bénéfices sont en chute libre dans un système économique qui est totalement obsolète. Mais c’est plus facile de rendre l’autre responsable que de se remettre en cause.
En conclusion
Ainsi donc, la riposte graduelle est une option que l’Etat veut mettre en place pour réduire de façon considérable le piratage, environ 70 %. Et là je rigole. Rien ne pourra vous empêcher d’aller chez le copain et de copier tout son stock de CD ou DVD. De plus, pour l’instant, c’est surtout les réseaux Peer to Peer (PC à PC comme eMule par exemple) qui sont visés. Mais même là, ça ne va pas être de la tarte pour l’HADOPI. En effet, le piratage, c’est comme la prostitution. Je m’explique. Quand les dames de petite vertu investissent un quartier, que fait la police. Elle fait des descentes, encore des descentes et toujours des descentes jusqu’à que ces dames aillent ailleurs et que les plaintes de voisinage cessent. Mais le problème n’est toujours pas réglé. La prostitution est toujours là, toujours moins sécuritaire, toujours encore plus dangereuse pour les prostituées mais pas pour les proxénètes qui eux s’en sortent beaucoup mieux ! Le piratage c’est pareil. Il se placera vers d’autres structures, d’autres serveurs mais le problème restera entier tant que les grosses industries ne comprendront pas la nécessité de baisser les prix de vente. Car c’est là qu’est le problème et pas ailleurs.
12 mars 2009
Matérialisme et société de consommation...
Un titre qui vaut tout un programme n'est-ce-pas ? En effet, si l'on en croit les articles récurrents des journaux, magazines ou reportages télévisés, la société de consommation serait le mal de notre époque moderne et matérialiste. Tentations multiples, frustrations incontournables, addictions de toute sorte avec toutes les dérives que cela impliquent forcément. Donc, l'époque est au retour vers une certaine spiritualité, un savoir "être" plutôt qu'une course à l'"avoir". D'ailleurs je suis tout à fait d'accord avec ce principe, que j'essaie d'inculquer le mieux possible à mes enfants. Je vous laisse imaginer comme c'est simple avec des pré-ados en délire, quoique j'ai trouvé un allié de taille dans le systéme des uniformes au collége. Et je dois reconnaître que c'est quand même plus simple à expliquer ici qu'à Paris, où il suffit de mettre un pied dehors pour être entouré de tous les boutiques possibles et imaginables (sourire). Donc le bilan est plutôt positif depuis que nous sommes en Guadeloupe.
Mais (il fallait bien un mais), il existe un symbole de cette société de consommation honnie dont je ne pourrais jamais (et quand je dis jamais, c'est vraiment jamais) me passer. Une toute petite chose, rectangulaire, fine qui tient dans la poche, je veux parler de ma carte bleue bien sûr.
Pour cause de grève et donc de probléme de courrier entre ici et la métropole, elle a été bloquée pendant 15 jours, et n'est réactivée que depuis ce soir et vous ne pouvez pas savoir comme ça fait du bien de faire partie d'une société de consommation (lol). D'un seul coup me voici bassement matérialiste, ne rêvant que de magasins et de boutiques. Bon d'accord, je me contenterais largement de ED ou de Leader Price, de lait, d'oeufs et pourquoi pas (soyons fous) de charcuterie et produits frais, mais demain je vais faire du ravitaillement et me laisser aller à une addiction certaine de fashion-victime du secteur de l'alimentaire... (je sens que ça va être trop bon !!!!!)
5 jours sans écrire...
C'est vrai que contrairement à nos habitudes ça fait long (sourires). En fait j'ai eu une baisse d'énergie trés significative et relativement normale vu les derniers événements.
Depuis le 20 janvier, nous n'avons quasiment vécu qu'au rythme de la grève : déjà se lever tous les matins en se demandant si c'était terminé (au début j'y croyais vraiment), écouter les infos, regarder les journaux sur le net, aller sur les forums etc...
Sans compter le côté pratique : coupures d'eau, ravitaillement, s'inquiéter pour l'école, les poubelles, le courrier, la banque, la liste est longue...
Et bien sûr, je n'oublie pas notre sentiment de révolte face au désintérêt des journalistes, politiques et certains métropolitains face à l'actualité (quoique si je veux vraiment être précise, ce n'est pas tant le désintérêt que la désinformation qui nous a fait sortir de nos gonds)...
Maintenant le résultat est là (je m'y attendais d'ailleurs), une impression de vide absolu (en plus les garçons étant retourné au collége, la maison parait également vide lol). Comme en plus, je viens de terminer mon dernier devoir de psycho, et que j'attends ma note et le prochain devoir, je me retrouve un peu "inactive". Bon j'ai d'autres projets en route, mais là ils sont tous en "stand-by" en même temps.
Et voilà comment je me retrouve d'un seul coup totalement épuisée de "ne rien avoir à faire", mais bon ça va vite redémarrer, et comme d'habitude je râlerais de ne pas avoir des journées assez longue pour tout faire (sourires)...