22 mars 2009
Avis de décès, à méditer
Aujourd’hui nous déplorons le décès d’un ami très cher qui se nommait “Bon Sens” et qui a vécu parmi nous pendant de longues années.
Personne ne connaît exactement son âge, car les registres de naissance ont été perdus il y a bien longtemps dans les méandres de la bureaucratie.
On se souvient de lui pour des leçons de vie, comme “La journée appartient à celui qui se lève tôt “, “Il ne faut pas tout attendre des autres” et “Ce qui arrive est peut-être de MA faute”.
”Bon Sens” vivait avec des règles simples et pratiques, comme : “Ne pas dépenser plus que ce que l’on a”, et des principes éducatifs clairs, comme “Ce sont les parents, et non les enfants, qui décident “.
”Bon Sens” a perdu pied quand des parents ont attaqué des professeurs pour avoir fait leur travail en voulant apprendre aux enfants les bonnes manières et le respect. Un enseignant renvoyé, pour avoir réprimandé un élève trop excité, a encore aggravé l’état de santé de “Bon sens".
Il s’est encore plus détérioré quand les écoles ont dû demander et obtenir une autorisation parentale pour mettre un pansement sur le petit bobo d’un élève, sans pouvoir informer les parents de dangers bien plus graves encourus par l’enfant.
”Bon Sens” a perdu la volonté de survivre quand des criminels recevaient un meilleur traitement que leurs victimes. Il a encore pris des coups quand cela devint répréhensible de se défendre contre un voleur dans sa propre maison et que le voleur pouvait porter plainte pour agression.
"Bon Sens” a définitivement perdu sa foi quand une femme qui n’avait pas réalisé qu’une tasse de café bouillante était chaude, en a renversé une petite goutte sur sa jambe, et pour cela a perçu une indemnisation colossale.
La mort de "Bon Sens" a été précédée par celle de ses parents : Vérité et Confiance, de celle de sa femme Discrétion, de celle de sa fille Responsabilité ainsi que de celle de son fils Raison.
Il laisse toute la place à ses trois faux frères: “Je connais mes droits”, “C’est la faute de l’Autre” et “Je suis une victime”.
Texte trouvé sur Yahoo Actualités / Insolites.
19 mars 2009
Maintenant, c'est clair !
Les députés ont refusé de voter un amendement proposant la mise en place d'une contribution de 5% sur les gros revenus au nom de la solidarité sociale en période de crise. Maintenant, les choses sont très claires. Nous savons pour qui travaille le parlement. Ceux qui pensaient qu'il était au service du peuple en sont pour leurs frais. Les français ont voulu Sarkozy et ils l'on eu. La crise c'est que pour le peuple, les sacrifices c'est que pour le peuple, la galère c'est que pour le peuple. Les gros revenus eux sont tranquilles, ils peuvent dormir en paix. Le parlement veille sur eux.
Il est quand même intéressant de noter que la crise n'est pas venue toute seule comme ça. Elle est le résultat de la cupidité des gros revenus, qui aveuglés par leur soif de pognon n'ont pas hésiter à faire des spéculations foireuses mais très lucratives sur le coup. Eux s'en sont mis plein les poches, ils ne paieront jamais, le peuple est manifestement là pour ça et rien que ça.
Merci Monsieur le Président, merci messieurs les députés et sénateurs. En qualité de citoyen français bénéficiant donc du droit de vote, je prends acte de votre mépris, je prends acte de la façon dont vous traiter le peuple, je prends acte de votre haine ...
Amis compatriotes, la prochaine fois que l'envie
de voter Sarkozy vous prendra,
asseyez-vous et attendez qu'elle vous passe.
C'est une simple question de survie.
15 mars 2009
Projet Hadopi
Non là franchement, je ne peux plus me taire.
Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé de zapper le sujet tant il
est controversé. Mais là, face à tant de connerie, il faut bien réagir.
Je veux bien admettre que chaque camp essaye de défendre son bout de
gras mais il y a un moment ou il faut arrêter de délirer et accepter de
regarder les choses en face. Manifestement, certaines personnes au
gouvernement (et ailleurs aussi) semblent en être totalement incapable.
Qu’est ce que le projet Hadopi ?
C’est un projet de loi basé sur un rapport de Denis Olivennes, alors
PDG de la FNAC et qui consiste à instaurer une riposte graduée face aux
pirates qui téléchargent des œuvres culturelles de façon illégale.
Cette riposte serait gérée par un organisme répondant au nom d’HADOPI
(Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des
droits sur Internet). Le principe est le suivant :
Le système anti-piratage s'appuiera sur le principe de la « riposte
graduée » (deux avertissements, puis des sanctions). Repéré par
l'industrie audiovisuelle, qui scrute les réseaux, l'internaute
soupçonné de téléchargement illégal recevra tout d'abord un e-mail
d'avertissement, envoyé par son FAI mais signé par l’HADOPI. Les
sénateurs ont précisé le mécanisme en prévoyant que l'e-mail n'indique
pas la nature des contenus téléchargés. En cas de récidive dans les six
mois, l'internaute recevra un nouvel avertissement, toujours par
e-mail, mais celui-ci pourra être complété par une lettre recommandée
avec accusé-réception. Si l'internaute continue ses agissements au
cours de l'année qui suit, il sera sanctionné. Suivant la gravité des
faits, il encourra une suspension de son abonnement à Internet pour une
durée de un mois à un an (avant le vote des sénateurs, le texte
prévoyait un minimum de trois mois), « assortie de l'impossibilité de
souscrire pendant la même période un autre contrat [...] auprès de tout
opérateur ». Dans ce cas, l'internaute sera inscrit sur une « liste
noire » d'abonnés consultée par tous les FAI. Mais, avant d'en arriver
là, il pourra conclure une transaction avec l’HADOPI : s'il reconnaît
les faits et s'engage par écrit à cesser tout téléchargement illégal,
son abonnement ne sera suspendu que pendant un à trois mois maximum. Ou
alors, il pourra se voir proposer une limitation de son accès à
Internet plutôt qu'une suspension totale. L'internaute pourra également
adresser un recours auprès d'un juge s'il conteste les faits qui lui
sont reprochés.
La ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, a
présenté son projet de loi à l’assemblée nationale. Elle a déclaré «
C'est un projet ambitieux car il vise à ce que la France saisisse la
chance inédite que représente internet pour la Culture ». « Mais aussi
un projet réaliste qui ne prétend pas, bien entendu, éradiquer
complètement ce phénomène de masse que constitue le piratage des œuvres
culturelles sur internet ». La ministre a jugé "accablante" la
situation actuelle en matière de piratage. "C'est à un véritable
désastre économique et culturel que nous sommes en train d'assister"
a-t-elle dit. Le marché de la musique à chuté de 50% durant ces 5
dernières années. On estime à 450.000 téléchargements de films illégaux
par jour ce qui est autant de places en moins vendues par les cinémas.
Pourquoi une telle ampleur ?
Maintenant, essayons de comprendre pourquoi nous en sommes là. Si vous
le voulez bien, nous allons commencer par le cinéma. Prenons une
famille type, un papa, une maman et deux enfants. Ils décident d’aller
voir le dernier Disney. A Paris, la place de cinéma est à 9.40 € soit
un total de 37,60 € rien que pour le film. Si vous ajoutez
l’incontournable cornet de pop-corn vendu bien cher pour ce que c’est,
vous réalisez que la sortie vous revient à près de 50 €. On comprend
très vite qu’à ce prix là, allez au cinéma revient très cher. Les
passionnés de cinéma peuvent toujours opter pour une carte illimitée à
20 € par mois. Personnellement, c’était mon cas mais cela revient quand
même à 80 € pour la famille. Il faut pouvoir les sortir. Quand on gagne
bien sa vie (et encore) on y arrive mais tout le monde n’est pas dans
ce cas. Les petits revenus sont légions en France (et pas qu’en France
du reste). Comment font ceux qui ne peuvent pas acheter un billet à
9.50 € x 4 ou plus ? Tout le monde n’a pas un salaire de ministre. Mais
ça, Madame la Ministre semble avoir du mal à le comprendre.
Il y a pourtant un paradoxe. En France, il est interdit de vendre à
perte. Pourtant, il y a quelques années, je me souviens des opérations
18H00 à 18 F (moins de 3 €) et ces jours là, les salles étaient pleines
à craquer. Aujourd’hui encore, quand c’est la fête du cinéma, les
salles sont bondées. C’est bien la preuve que le cinéma peut avoir un
public, mais à quel prix ? C’est là que le bât blesse. Dès que le prix
devient abordable, les gens se précipitent dans les salles et les
désertent dès la promo finie. Quand nos dirigeants comprendront-ils que
le problème du piratage ne se règlera pas sans baisser le prix des
produits convoités ? Plus les prix du cinéma vont monter, plus le
piratage ira en augmentant. Le cinéma est dans une logique économique
inadaptée au marché et aux capacités technologiques du moment. Le
cinéma veut fait faire payer au citoyen son incapacité à suivre
l’évolution technique.
Et la musique ? Parlons-en ! C’est exactement la même logique que le
cinéma mais en pire. Ce n’est pas la première fois que le problème se
pose. Petit retour en arrière s’il vous plait. En 1963, Phillips met
sur le marché les premières cassettes audio en même temps que le
premier magnétophone. Très vite, ce dernier devient enregistreur et le
« bordel » commence. Les maisons de disques crient au scandale et
demande la suppression des enregistreurs. En effet, elles affirment que
les gens vont enregistrer les musiques à la radio et que les ventes
vont s’effondrer, ce sera la fin de la création ! Le même slogan
qu’aujourd’hui, il y a plus de 40 ans. La cassette a vécu, le marché ne
s’est pas écroulé, la création a continué de plus belle. Au début des
années 80, une nouvelle machine diabolique apparaît sur le marché.
C’est le lecteur CD, encore une innovation signée Phillips. Quelques
temps après, les premiers graveurs déboulent et ça repart comme en 14 !
C’est la fin du métier, la fin de la créativité, la fin de tout, il
faut interdire les graveurs. Force est de constater que la création est
toujours là, les maisons de disques aussi du reste ! Je signale au
passage que le cinéma nous a fait le même plan avec les magnétoscopes,
qui allaient tuer le cinéma et avec la télévision qui elle aussi en son
temps a été accusé de vouloir tuer le cinéma et qu’il ne fallait pas
passer de film sur le petit écran pour que les gens aillent voir les
grands écrans.
A chaque fois, nous constatons quoi ? Que suite à une inadaptation
manifeste d’une industrie face au monde dans lequel elle vit, elle crie
au massacre et cherche à stopper l’évolution technique plutôt que de
l’intégrer dans son schéma de vente. Pourtant cela n’est pas
impossible. Je vais vous donner un exemple mondialement connu : Apple
et Apple Store. Ce dernier vend de la musique en ligne. Cette dernière
ne peut se lire que sur les iPods et autres iPhones. Pourtant, en dépit
d’un système totalement propriétaire, Apple Store gagne beaucoup
d’argent. En dépit du prix non négligeable, les iPods et autres iPhones
se vendent comme des petits pains. On peut donc faire de gros bénéfices
et innover sans problème à condition d’être capable de se remettre en
question et de voir le monde tel qu’il est ! Apple l’a bien compris et
génère de gros profits. Les autres sont encore dans les concepts
anciens et refusent toute évolution en préfèrent rejeter la faute sur
les consommateurs qui n’ont pas les moyens de payer des prix
exorbitants. C’est tellement plus facile de rejeter la faute sur
l’autre.
Quel est le prix d’un CD audio ? Disons entre 15 et 20 €. Ne
trouvez-vous pas cela cher ? Surtout si vous ne voulez que 2 ou 3
morceaux. Sur Apple Store, le morceau coute 1 €. Vous n’êtes pas obligé
d’acheter tout un album si vous ne voulez qu’un morceau. Vous pouvez
vous faire vos compilations vous-même pour un prix très abordable.
Personnellement, il y a bien longtemps que je n’achète plus de CD.
C’est trop cher pour moi. Alors quels choix restent-ils à ceux qui
n’ont pas ou plus les moyens d’acheter de la musique ? S’en priver ou
pirater ! Et c’est là que l’hypocrisie commence !
Les FAI
Tous les FAI (Fournisseur d’Accès Internet) ont à peu près les mêmes
arguments (sauf Orange dans les DOM). Avec nous, vous aurez le
téléchargement illimité ! Voila, le mot est lâché. Sans limite mais à
condition de payer ! Elle est bien bonne celle là. Parce ce pour ce qui
est de payer, on paye déjà pour les droits d’auteurs.
- Quand vous achetez un disque dur externe, vous payez une taxe pour les droits d’auteurs
- Quand vous achetez un téléphone portable qui a la fonction baladeur, vous payez
- Quand vous achetez des CD ou des DVD vierges vous payez
- Quand vous achetez une clé USB, vous payez
- Quand vous achetez un ordinateur, vous payez
La liste s’allonge chaque mois un peu plus. A terme, touts les supports numériques seront taxés. Comme vous le voyez, les droits d’auteurs sont partout. Mais là encore, il y a un problème. La plupart des musiques ont des DRM. C'est-à-dire des systèmes anti-copie. Hors en droit français, il existe la possibilité de faire une copie dite « privée ». Avec les DRM, vous ne pouvez pas faire cette copie. Ainsi, un CD ou une musique achetée en ligne ne pourra pas être écouté sur tous les supports de la maison. Fini le temps ou un morceau acheté pouvait être écouté sur la chaine, dans la voiture, dans la maison de campagne, sur le baladeur, le votre ou celui des enfants, sauf si vous piratez ! Un jour j’ai acheté une CD de Placebo. Quand j’ai voulu le convertir en MP3 pour le mettre sur mon baladeur, je me suis fait jeter. Résultat, je n’ai plus jamais acheté d’album de Placebo. Qui est le perdant dans l’histoire ? Pour mettre mon album acheté légalement sur mon baladeur, j’ai été obligé de télécharger une version piratée, un comble ! J’ai payez près de 15 € (prix du CD de Placébo) pour en arriver à ce triste résultat. J’aurai piraté dès le départ, cela aurait été plus simple. Et je ne parle pas des CD qui ne passent même pas sur les chaines Hi-fi qui n’ont pas la décence d’être récentes. Mais ça, c’est une chose que les « majors » refusent de comprendre. Tout ce qu’elles voient, c’est que leurs bénéfices sont en chute libre dans un système économique qui est totalement obsolète. Mais c’est plus facile de rendre l’autre responsable que de se remettre en cause.
En conclusion
Ainsi donc, la riposte graduelle est une option que l’Etat veut mettre en place pour réduire de façon considérable le piratage, environ 70 %. Et là je rigole. Rien ne pourra vous empêcher d’aller chez le copain et de copier tout son stock de CD ou DVD. De plus, pour l’instant, c’est surtout les réseaux Peer to Peer (PC à PC comme eMule par exemple) qui sont visés. Mais même là, ça ne va pas être de la tarte pour l’HADOPI. En effet, le piratage, c’est comme la prostitution. Je m’explique. Quand les dames de petite vertu investissent un quartier, que fait la police. Elle fait des descentes, encore des descentes et toujours des descentes jusqu’à que ces dames aillent ailleurs et que les plaintes de voisinage cessent. Mais le problème n’est toujours pas réglé. La prostitution est toujours là, toujours moins sécuritaire, toujours encore plus dangereuse pour les prostituées mais pas pour les proxénètes qui eux s’en sortent beaucoup mieux ! Le piratage c’est pareil. Il se placera vers d’autres structures, d’autres serveurs mais le problème restera entier tant que les grosses industries ne comprendront pas la nécessité de baisser les prix de vente. Car c’est là qu’est le problème et pas ailleurs.
06 mars 2009
Pour le plaisir (2)
Vous avez 46 ans et 190 jours
Vous êtes né de jeudi
Par une chaude journée d’été
Depuis votre naissance se sont écoulés: 16992 jours
Depuis votre naissance se sont écoulés: 559 mois
Depuis votre naissance se sont écoulés: 2427 semaines
Vous fêterez votre anniversaire dans: 175 jours
Votre signe du zodiaque chinois: Tigre
Votre signe du zodiaque : Vierge
Votre planète : Mercure
Votre couleur : Gris
Votre pierre : Jaspe
Votre chiffre de naissance : 2
La signification de votre chiffre de naissance
Vous n’êtes pas enclin(e) à prendre des décisions. Calme, serein(e) et diplomate, vous êtes plus à même de suivre qu’à commander. Vous possédez une grande intuition et une bonne dose de patience. Vous n’acceptez pas toujours les nouveautés car vous aimez mener une vie tranquille.
Le diagnostic de votre vie précédente :
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais vous étiez une femme dans
votre dernière incarnation terrestre. Vous êtes né quelque part dans le
territoire actuel de Sumatra vers l’année 1350.
Votre profession était celle de banquier, usurier, prêteur sur gages ou
juge.
La synthèse de votre profil psychologique dans votre vie passée :
Avec votre talent naturel en psychologie, vous saviez comment utiliser les occasions qui se présentaient à vous. Insensible et calme dans toutes les situations.
La leçon que votre vie passée a apportée à votre incarnation présente :
Les
personnes timides, solitaires et sûres d’elles sont partout, et votre
tâche consiste à surmonter ces tendances qui sont présentes en vous,
puis à aider les autres personnes.
23 février 2009
Coup de gueule ...
Aujourd’hui, tous les partis politiques de France et de Navarre se sont exprimés sur la Guadeloupe et la grève qui secoue l’île depuis plus d’un mois. Les partis de gauche ne manquent de reprocher au gouvernement d’avoir voulu nier le problème et d’avoir tenté le pourrissement du conflit.
Il y a des jours où je me demande si les politiciens ne nous prennent pas ouvertement pour des cons. En effet, s’il est vrai que le comportement de l’Etat peut porter à critique, celui des partis de gauche aussi. Car le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on ne les a pas beaucoup entendu durant les 15 premiers jours. Eux aussi n’en avaient rien à faire de la Guadeloupe à l’époque. Je pense plus particulièrement au parti socialiste mais aussi au MoDem. L’extrême gauche elle était en pleine restructuration interne. Les donneurs de leçons feraient bien de se regarder dans un miroir avant de venir faire les fanfarons sur le terrain pour amuser la galerie médiatique.
Nous voilà en effet revenu au bon vieux jeu politicien ou la démagogie et le populisme (qui vont souvent ensemble) sont de mises. Pourtant, les socialistes ont des élus bien placés sur le terrain, au conseil régional, à savoir Victorin Lurel. Il est le président du conseil régional et aussi député. Le PS a cependant raté le coche et ne s’est emparé du dossier que bien après le début de la grève. Son temps de réaction aurait-il été aussi long se cela avait été au Pas De Calais ? Ce qui vaut pour les médias s’applique aussi pleinement aux politiques. Les socialistes critiquent beaucoup aujourd’hui mais je n’ai toujours pas entendu leurs solutions pour régler le problème. Ca critique dur mais ça ne propose rien. Dans ce cas, je crois qu’ils feraient mieux de se taire.
Et la droite me direz-vous ? Et bien justement parlons-en ? Que dire ? Que dire du silence assourdissant d’un président ultra-médiatique, qui en temps normal n’hésite pas à donner son avis sur tout et sur rien, à se déplacer pour aller régler le problème lui-même sur place. Un mois de grève totale pour que le petit Napoléon daigne aborder le sujet. Que de mépris dans ce silence. Et l’UMP ? Hein ? Que dire aussi de tous ces députés pour qui seul ce qui se passe en métropole compte. Pourtant, il y a aussi des députés UMP en Guadeloupe. Comment expliquer un tel blackout ? Y aurait-il des sujets tabous qu’il ne faut surtout pas aborder sans prendre le risque de se faire démonter la tête dans la seconde qui suit ?
Personnellement, le discours du « petit » ne m’a absolument pas convaincu. A un problème de pouvoir d’achat et d’absence totale de concurrence, il répond par des modifications de statut des îles. C’est vraiment prendre les gens pour des cons. On veut pouvoir acheter de quoi manger et il nous parle d’autonomie voir d’indépendance. C’est du n’importe quoi. Certes, le gouvernement a annoncé un certain nombre de mesures pour augmenter le pouvoir d’achat mais franchement, ne serait il pas plus simple de restaurer la concurrence pour faire baisser les prix plutôt que de chercher des solutions compliquées pour augmenter les salaires ? Certaines familles de békés sont ici en situation de monopole absolu. Mais l’Etat ne veut surtout rien faire qui pourrait fâcher ces familles alors on cherche des solutions de merde pour faire croire au peuple qu’on l’a compris et que l’on veut l’aider. Les aides de l’Etat ne seront valables que 2 ans à compter de maintenant. Certaines des mesures ne pouvant pas être mise en route avant la fin de l’année, l’aide durera en fait un an et après ? Le LKP réclame une augmentation de salaire, le patronat et l’Etat répondent prime ponctuelle avec un montage financier complètement tortueux. Je ne suis même pas sûr que les petites entreprises, qui représentent quand même l’essentiel des salariés puissent comprendre le processus.
Mais revenons à nos moutons ou plus exactement à nos chers élus. Depuis plusieurs jours, ils s’étripent sur la Guadeloupe. C’est à celui qui hurlera le plus fort. L’île devient un enjeu politique ou plus exactement un sujet comme un autre permettant à ces messieurs et dames de Paris de faire leur cirque de politique politicienne dans le seul objectif de faire parler d’eux. Nous voila pris en otage dans un jeu purement parisien ou nous n’avons rien à gagner. A part l’extrême gauche qui semble vouloir s’inspirer du concept pour faire la même chose en métropole, les autres politiques ne font que parler haut, brasser de l’air pour attirer les médias sur leur pitoyable personne et rappeler ainsi au peuple qu’ils existent.
A suivre …
22 février 2009
The Runaways
Vous ne connaissez sans doute pas ce groupe de Hard-Rock des années 70. Moi, jeune ado à l'époque j'en été dingue. J'avais des posters sur tous les murs de ma chambre. Leurs mélodies avaient quasiment disparu de ma mémoire. Depuis 2 jours, j'ai réussi à remettre la main sur leurs albums. C'est plein de souvenirs qui refont subitement surface et c'est que du bonheur.
Pour info : The Runaways
14 février 2009
Pour ma valentine ...

I LOVE YOU !
07 février 2009
Que recherche donc l’Etat ?
Hier, voila le son de cloche que l’on pouvait entendre en métropole en fin de journée :
« Dans un communiqué publié peu avant la réouverture des discussions, Michèle Alliot-Marie, également ministre de l'Outre-mer, a salué "l'état d'avancement des négociations conduites par Yves Jégo", secrétaire d'Etat à l'Outre-mer installé depuis dimanche dans l'archipel pour trouver les voies d'un déblocage »
Voila la réponse que l’on trouve en Guadeloupe :
« COLLECTIF LIYANNAJ KONT PWOFITASYON
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le Collectif LIYANNAJ KONT PWOFITASYON apporte un démenti formel aux allégations de Mme ALLIOT-MARIE, Ministre chargée de l’Intérieur, selon lesquelles un accord serait intervenu pour la plupart des points contenus dans la plate-forme de revendications du LKP.
Le Collectif LIYANNAJ KONT PWOFITASYON réaffirme, QU’AU CONTRAIRE, il n’y a aucun point d’accord notamment en ce qui concerne le relèvement de 200 € des bas salaires, des retraites et des minima sociaux, la baisse du prix de l’essence et des produits de première nécessité.
Le Collectif LIYANNAJ KONT PWOFITASYON appelle les Travailleurs et le Peuple de Guadeloupe à poursuivre plus que jamais la grève générale déclenchée le Mardi 20 Janvier 2009.
LA GREVE CONTINUE
Pour le Collectif Liyannaj Kont Pwofitasyon
Elie DOMOTA
Lapwent, 06 Févriyé 2009.
http://ugtg.org/article_729.html »
On peut alors se demander ce que veut vraiment Paris. Ce qui est sûr, c’est que la désinformation est de mise au gouvernement. Pourquoi vouloir cacher la vérité. Tout se passe comme si le but réel était de faire croire aux français (de métropole) que tout est réglé en Gwada et que par conséquence ce n’est plus la peine d’en parler. Si on n'en parle plus, on peut alors laisser pourrir la situation sans remord et sans scrupule.
Rien n’est réglé ici. La grève dure et se renforce. Les coupures de courant sont plus nombreuses et les coupures d’eau aussi. L’essence devient rare. Le port de Pointe-A-Pitre est bloqué. Cela veut dire que dans quelques jours, il n’y aura plus aucun ravitaillement. Comment peut-on alors objectivement parler d’amélioration sauf si l’on veut donner au peuple une vision fantasmée de la situation. On peut alors se demander pour qui roule le gouvernement ? Pour le bien du peuple, certainement pas, mais pour qui alors ? Peut-être bien pour personne. Car en fait, la réalité pourrait bien être plus simple. Nos dirigeants sont tout simplement dépassés par une gestion foireuse qui s’est installée en dehors de tout contrôle dans les îles. Le mécanisme est toujours le même. On laisse faire, on laisse courir et un jour, on se rend compte que c’est la catastrophe. Mais voila, on a tellement laissé trainer que maintenant, pour rétablir les choses, cela demande une énergie telle, qu’elle a de quoi en décourager beaucoup. Du reste, peut-on encore faire quelque chose ?
Prenons l’exemple d’un cancer, pris à son tout début la guérison est facile et peu douloureuse. Mais si vous ne faites rien, la maladie se répand et un jour, on se retrouve avec un cancer généralisé. Soigner la maladie dans ce contexte devient alors mission impossible. Je pense que l’Etat se retrouve prisonnier d’une situation foireuse qu’il a laisse faire depuis des décennies et ne sait plus comment résoudre le problème tant la situation est devenue complexe. Le meilleur moyen devient alors de déni. Tout va bien, il n’y a pas de problème et ont fait comme si de rien n’était. Pourtant, il faudra bien que l’Etat finisse par assumer son rôle et se décide à rétablir la loi, et des prix abordables en restaurant une vraie concurrence.
06 février 2009
Information & Désinformation.
Par notre grand reporter ...
Le titre à lui seul résume bien ce qui va suivre. Il faut bien se rendre à l’évidence, entre ce qui se fait ici, en Gwada, et ce qui se dit dans les médias en métropole, il y a une nette différence. Tout comme il y a une grande différence entre la grève à Pointe-A-Pitre et au Moule.
Vu depuis chez moi …
Tout d’abord, commençons par un aperçu du conflit depuis mon petit univers, c'est-à-dire chez moi. Ici les choses sont calmes. Pas d’agitation, pas de manifestation monstre, par de dégradation a part les voitures qui ont eu leur réservoir d’essence percé par des vandales. On se croirait dans l’univers de Mad Max (sourires). Certes l’activité tourne au ralenti. Hier, il y avait presque autant de voitures que d’habitude parce que les gens ont réussi à refaire un plein d’essence la seule journée ou les stations-service ont ouvert. Du reste, il semblerait qu’aujourd’hui, certaines le soient aussi. Le signe le plus visible de la grève c’est la présence des enfants à la maison. C’est une ambiance de vacances même si Nathalie essaye de les faire travailler un peu. L’autre aspect bien visible de la grève est mon impossibilité de passer mon examen de conduite pour le permis voiture. Il ne me restait plus que 3 heures à faire. J’ai rencontré ma monitrice de l’auto-école hier, elle est au bord de la crise de nerfs. Cela fait 3 semaines qu’elle ne peut plus travailler pour cause de panne d’essence. Elle n'en peut plus et je la comprends. C’est du salaire qui ne rentrera pas ce mois-ci.
Ailleurs en Gwada …
A Pointe-A-Pitre, les choses sont bien différentes. Les magasins sont fermés, soit par manque de ravitaillement soit le plus souvent pour cause de menaces. Les centres commerciaux sont régulièrement pris pour cibles par les grévistes. Je ne parle même pas des hôtels qui sont en train de se vider à vitesse grand « V » alors que nous sommes en haute saison touristique. Les entreprises sont à l’arrêt. Les gens ne peuvent plus aller travailler. Il n’y a pas d’essence et les transports publics ou privés sont en grève. Cela dure depuis 3 semaines. Les gens ne peuvent même pas aller pointer sur leur lieu de travail pour dire qu’ils ne sont pas grévistes. C’est du salaire qui s’évapore.
Et moi et moi et moi …
Il n’y a pas que le peuple guadeloupéen qui s’est mobilisé. De nombreuses branches sectorielles ont profité de l’occasion pour faire valoir des revendications spécifiques. Ainsi, les enseignants revendiquent des titularisations de postes propres à l’île. Toutes les écoles et collèges sont fermés. Le second trimestre est mort pour les enfants. Ils ne pourront jamais récupérer le temps perdu. A ce sujet, il y a une rumeur qui se répand selon laquelle les vacances de février, prévues dans 2 semaines, seraient annulées pour compenser les semaines de grève. Il faut savoir faire la part des choses. Les dates de vacances sont fixées par décret ministériel et ne peuvent être modifiées que par un autre décret ministériel. Les congés font partis des statuts des professeurs et autres maîtres des écoles. On ne peut les supprimer comme ça sans déclencher des troubles bien pire que ceux de maintenant. On ne peut non plus sanctionner des enseignants non grévistes pour les conséquences d’une grève qu’ils n’ont pas fait mais subi de force. Il y a aussi tous les parents qui ont réservés et payer des vacances, des séjours, des voyages depuis des mois. Je les vois mal tout annuler sans remboursement juste pour envoyer les enfants à l’école. La seule chose qui est possible est de faire appel des professeurs bénévoles pour donner des cours aux enfants qui le souhaitent. Mais cela nécessite une préparation, la mise en place de planning, de locaux et surtout d’une communication claire pour que les parents puissent prendre leurs dispositions. Mais là une autre question se pose. Ou est l’égalité entre ceux qui pourront aller à l’école pendant les vacances parce que les parents n’avaient rien de prévu et ceux qui pour cause voyages planifiés depuis longtemps ne pourront pas rattraper le temps perdu. Je donne un exemple. Un couple divorcé, la mère en Gwada, le père en métropole et les billets d’avions sont payés depuis longtemps. Que faire ? Perdre l’argent des billets (au prix ou ils coutent) ou rater l’école et être défavorisé par rapport aux autres enfants ? Pour ce qui de l’éducation justement, il faut bien comprendre que les syndicats ne finirons pas la grève tant que leurs revendications ne seront pas au moins discutés et acceptées pour certaines d’entres elles. Le recteur d’académie est en métropole et les négociations sont au point mort. Le rectorat a appeler les professeurs non gréviste à reprendre les cours mais comment pourraient ils le faire. La plus part des portes des écoles ont été collées ou soudées. De plus, il faudrait que tous les locaux soient remis en état, les personnels d’entretien sont presque tous grévistes.
Ce matin, les personnels des banques sont rentrés dans la danse et ont annoncé un début de grève à partir de lundi prochain. On est dans la merde !
Les revendications
Les revendications de LKP (http://www.lkp-gwa.org/) sont plus que légitimes. Il y a en effet un sérieux problème en Gwada mais cela dure depuis des décennies sans que personne n’ai compris la nécessité de régler le disfonctionnement. Aujourd’hui, un trop plein de pression fait éclater la marmite. Les négociations sont en cours et on verra bien ce qu’il en ressortira. Ce qui est clair, c’est que les choses vont devoir changer sérieusement si l’on veut éviter d’avoir une nouvelle grève dans 1 an ou deux.
Et en métropole alors ? …
Il y a là un effet de non information et de désinformation manifeste. Il aura fallu plus de 2 semaines de grève totale pour que les médias nationaux se décident à traiter le sujet. J’aimerai savoir si un département de métropole s’était mis en grève totale, est ce que les médias auraient mis 2 semaines avant d’en parler ? J’en doute fort. A en croire ce que nous disent la famille et les amis, il semblerait que la grève en Guadeloupe serait finie ou sur le point de l’être. Je serais curieux de savoir d’où vient une telle information car je peux vous certifier que sur le terrain, la grève est loin d’être finie. Elle aurait même tendance à se durcir encore plus.
C'était Maître Ioussy,
envoyé spécial en Gwada pour le Salon Du Phénix
19 janvier 2009
Reprise d'activité.
Parce que toute chose a une fin, l'heure est venue pour moi de reprendre mon activité. Je reste dans l'informatique en auto-entrepreneur. Ma structure s'appelle A.F.I.2B. Alors vous allez me demander ce que veut dire AFI2B !
Assistance
Formation
Informatique
Bruno
BIQUE
Soit A.F.I.2B , CQFD !
En attendant le site web définitif, voici donc les coordonnées : A.F.I.2B